Bienvenue dans le territoire de Perugia
Le territoire touristique de Perugia comprend, outre au susmentionné chef-lieu régional, les communs de Corciano, Torgiano et Deruta:ces petites villes, ensemble avec les nombreux bourgs mineurs épars sur le territoire, furent depuis toujours liées indissolublement au destin de la ville de Perugia, soit du point de vue politique, soit de celui économique-social, dans une zone située presque au centre de la région.
L' Ombrie est l'unique région de L'Italie péninsulaire qui n'a pas de débouchés sur la mer: elle semble presque obbligée entre les Marches, le Latium et la Toscane, et cette condition physique permet à la territorialité et à la verticalité de s'affermir en tant que caractères dominant le paysage de toute la région. Ici le rapport Homme et nature , entre installation et territoire, est encore très solide et la physionomie même du paysage résulte profondement humanisée.
Perugia domine une zone disséminée de centres, même très petits, toujours fortifiés, de tours de repérage, de noyaus paysans formés de maisons simplement reunies ensemble.Dans les campagnes nous découvrons des paroisses, des chapelles, des édifices sacrés, qui témoignent le fait qu'il ne semble pas exister de paysage au dehors de la présence humaine. Constant, dans toutes les installations, la présence de palais communal et place, en représentant cette dernière un véritable centre territorial, lieu de marché et de la vie politique de la ville, point d'intersection des principales routes. Se perdre parmi les mille arcs de Perugia, se promener dans la campagne luxuriante et riche en fruits, observer le Tibre couler lentement de fragiles levées: tout cela et d'autres choses encore pour comprendre pleinement le sens du fort rapport entre homme et territoire, entre urbain et rural, entre histoire et paysage.
DERUTA:
La ville est située à 15 km. au sud de Pérouse sur un côteau qui domine la vallée du Tibre; la partie la plus récente s'étend le long de la Via Tiberina, parallèle à la E-45 qui mène à Rorne.Il reste quelques morceaux des murs du vieux château, les arcs des trois portes d'entrée et les caractéristique ruelles médiévales par lesquelles l'on accède à la Piazza dei Consoli où se trouve le palais du même nom, siège de la mairie, dont la tour du XIV siècle, -est ermbllie de fenêtres jumelées d'époque romaine.
Dans le palais se trouvent le Musée de la céramique, où l'on conserve de très beaux exemplaires d'anciennes faïences locales, et la Pinacothèque dont les précieux tableaux rernontes à différentes époques: une peinture sur bois de Niccolò Alunno, datée 1458; un étendard à l'irnmage de S. Antonio Abate du même auteur; une Vierge à l'Enfant et Saints de l'Atelier de Pietro Vannucci dit Il Perugino; des peintures de l'Amorosi, du Reni, du Gaulli dit Il Baciccio; du Graziani dit Ciccio Napoletano; un missel enluminé du XIV s.; du linge de table du XV s.
Il y a en outre une fresque avec les saints Rocco et Romano avec la vue de la ville (1476) récemment attribuée au Perugino.
Face au palais municipal s'érige l'église romano-gothique de S. Francesco avec le couvent annexe où, le 2 octobre 1264 rnourut le pape Urbain IV. Le Clocher du XIV s. a des fenêtres jumelées en ogive.
Dans la nef avec abside polygonale, se trouvent de nombreuses fresques de l'école siennoise, parmi lesquelles l'on peut admirer, in cornu evangeli, le martyre de S. Caterina di Alessandria (1339), protectrice des céramistes de Deruta qui en célèbrent la fête le 25 novembre. Dans cette église on peut voir aussi la fresque de la Vierge avec L'Enfant et les Saints de Domenico Alfani.
Dans la voisine Piazza Benincasa s'érige l'église de S. Antonio Abate où l'on peut admirer une Vierge de la Miséricorde et les Saints Francesco et Bernardino de Bartolomeo Caporali et une autre fresque de Bartolomeo et G.B. Caporali, qui se sont inspirés aux modèles de Signorelli de la Chapelle de S. Brizio dans le Dôme de Orvieto; sur l'autel majeur se trouve une statue de S. Antonio Abate en céramique polychrome du XV siècle.La ville est connue dans le monde entier pour son art de la céramique, dont les premiers objets remontent au moyen-age. Les commandes les plus anciennes datent du XIII s., mais c'est dans la période de la Rénaissance que la céramique de Deruta atteint le maximum de sa splendeur.
La renommée des habitants de Deruta dans ce domaine se répandit ainsi et l'on confia à leur ateliers l'exécution du carrelage de la Cappella del Palazzo dei Priori et de la sacristie de la Basilique de S. Pietro à Perugia, ainsi que de la Chapelle Baglioni à Spello.Dans le Museo Civico de Deruta on peut admirer des restes précieux du carrelage de l'église de S. Francesco (1523-24).
Toutefois la célébrité des céramiques de Deruta se fondait et continue de se fonder sur la décoration de vases, de plats et d'objets aux formes les plus variées où l'on reconnait des expressions de grande valeur picturale. Parmi les maîtres céramistes les plus connus il faut remarquer Giacomo Mancini dit "El Frate" (1545), Andrea di Cecco (1584), Lazzaro di Battisla Faentino, Francesco Urbini, Gregorio Caselli (1770), et un certain "Paolo da Deruta" qui était déjà au service du grand céramiste de Gubbio Maître Giorgio Andreoli en 1516, où il apporta les expériences des maîtres de Deruta en matière de reflets métalliques.
Une documentation singulière sur la céramique de Deruta est gardée dans l'Église de la Madonna dei Bagni à 2 km. au Sud de Deruta le long de la route E-45. Toutes les parois de cette petite Eglise sont recouvertes d'ex-votos en céramique placés par les fidèles dès le XVII s. jusqu'à nos jours. De par la séquence extraordinaire des panneaux polychromes, le visiteur peut suivre l'évolution de la tradition de la céramique de Deruta et avoir, en même temps un aperçu de la vie ombrienne et italienne de ces trois derniers siècles.La production des céramiques artistiques continue de constituer la principale activité de cette ville.C'est ainsi qu'à Deruta l'on peut remarquer la présence de l'Institut d'Etat pour l'Art de la Céramique à côté des ateliers et des fabriques dont la production acquiert un prestige toujours grandissants dans le monde entier.
Torgiano
est un ancien bourg situé à peu de km de la ville de Perugia; il s'élève sur les collines qui dominent la vallée où le fleuve Cascio conflue dans le Tibre.Installation très ancienne, il fut une citadelle importante destinée à ontrôler, pendant l'époque communal, un des plus importants ponts sur le fleuve Tibre (localité Pontenuovo), dont la tour de contrôle a été détruite au cours du dernier conflit mondial.Le bourg, d'aspect médiéval, conserve des restes des anciennes murailles et une belle tour de garde devenue, au cours des siècles, symbole du pays.Le territoire communal est constitué de basses collines, utilisées depuis l'antiquité pour la cultivation de vignes et oliviers.A l'heure actuelle, la grande partie des vignobles, qui s'étendent à perte de vue jusqu'à l'horizon, sont spécialisés et portent sur la croissance de la qualité, en produisant de vins fameux et appréciés dans le monde entier.
A voir…
A l'intérieur du pays nous trouvons deux édifices religieux d'intérêt particulier: l'église de Santa Maria nel castello et l'église della Madonna dell'Ulivello, avec de prestigieuses toiles du XVI et XVII siècles.Parmi les différents palaces d'âge baroque il faut signaler le grand Palazzo Graziani-Baglioni, où se trouve le fameux Museo del Vino, collection très importante qui illustre les techniques de viticulture et vinification en Ombrie: objets anciens et modernes, manuscrits, textes imprimés et incisions qui nous racontent l'histoire millenaire de la vigne et du vin.
Corciano
Corciano est un ancien bourg qui s'élève sur une colline à 13 km de Perugia, le long de la route qui du chef-lieu conduit au Lac Trasimeno.Le pays, déjà commun en 1200, après avoir appartenu à Perugia, passa dans le siècle dernier à l'état de l'église et fut fief des ducs de la Corgna.Il s'agit d'un typique bourg médiéval de colline, entouré d'une grande ceinture de murs avec des tours; Le château, très picturesque, domine du haut de la colline le labyrinthe de petites rues - souvent à grands escaliers - qui conduisent aux principales places où on peut admirer d' édifices de grand intéret.
A voir ...Il palazzo communale(XVI siècle) - l'église et le couvent de Sant'Agostino (première moitié du XIV siècle) - l'église de Santa Maria Assunta (XIII) - l'église de San Francesco (XIV siècle) - Il torrione (1482) et Porta Santa Maria (XIV siècle) - l'église de Santa Maria Del Serraglio (1300) - la Torre communale - Le Palazzo del Capitano del Popolo - l'église de San Cristoforo (1537) - Le Musée della Casa Contadina.
Le territoire de Corciano est aussi riche en beautés naturelles et bourgs picturesques habités depuis la plus lointaine antiquité: Capocavallo, Castelvecchio, Chiugiana, Mantignana, Migiana, San Mariano, Solomeo et Monte Malbe.
Gubbio
L'histoire
Gubbio -Iguvium- fut un très ancien établissement ombrien, témoigné par les fameuses "Tavole Eugubine": il s'agit de 7 plaques en bronze, écrites en langue ombrienne, en utilisant l'alphabet étrusque et celui latin, fondamental document épigraphe de la civilisation ombrienne; remontant probablement à la fin du II siècle a.C.., les "Tavole" donnent des nouvelles de caractère religieux, des indications de lieux et des renvois à l'organisation de la ville dans sa période la plus ancienne.La ville s'allia avec Rome au début du III siècle a.C., puis elle devint en l'an 90 a.C. municipe faisant partie de la tribu "Crustumina".
Centre assez développé pendant l'Empire, il fut en suite détruit par Totila.
La ville fut de nouveau prospère après l'an 1000 et à partir du XI siècle elle fut libre commun, au début gibelin, donc guelfe.En l'an 1350 Gubbio devint Seigneurie gouvernée par Gabrielli et après d'alternes vicissitudes - rébellions, interventions de la part de l'Ètat Pontifical, gouvernement populaire- la ville se mit sous la domination des Montefeltro d'Urbino, en vivant une longue période de paix et prospérité.En l'an 1508 aux Montefeltro succédèrent les Della Rovere et le dernier membre de cette famille céda la ville au Pape en l'an 1624; en l'an 1860 la ville entra à faire partie du Règne d'Italie.Gubbio est sans doute une des plus caractéristiques et pittoresques villes pas seulement de l'Ombrie, mais aussi de l'Italie , grâce au presque intact aspect médiéval: située dans la partie la plus haute d'un haut plateau pieds du Monte Igino, elle présente une structure urbaniste plutôt simple, c'est à dire 5 rues parallèles situées à de différents niveaux sur la pente de la montagne et liées entre elles par de ruelles et de petits escaliers.La structure des édifices est surtout romane, avec des arcs ogivaux; typique de la ville est la sous dite "porta del morto", une ouverture plus étroite et située plus en haut de la porte principale, par laquelle, selon la tradition, on faisait passer les cercueils des défunts.Beaucoup plus vraisemblable est l'interprétation selon laquelle ces ouvertures menaient tout simplement à l'intérieur des habitations, situées au-dessus de fonds et de magasins: en délivrant, la nuit, les escaliers d'accès, les maisons devenaient plus sûres, même au sombre Moyen Âge.
La "Corsa dei Ceri"
La "Corsa dei Ceri" de Gubbio est sans doute une des fêtes les plus fameuses au monde: elle est la plus sensationnelle, la plus excitante, la plus folle course à laquelle il vous puisse jamais arriver d'assister.On la célèbre le 15 de mai, veille de S. Ubaldo, et cela se passe depuis des siècles: selon quelques-uns les origines de la fête des "Ceri" remontent à la moitié du XII siècle, quand le commun, après une importante victoire sur les villes ennemies, décida de rappeler l'événement et de remercier l'évêque de Gubbio Ubaldo par une célébration annuelle.Les cierges sont 3 énormes machines en bois de forme octogonale fixées en bas à des bards, et hautes environs de 7 m, chacune surmontée par la statue d'un saint: S.Ubaldo, protecteur des maçons, S.Giorgio protecteur des commerçants, S.Antonio abbé protecteur des laboureurs.
Les Ciriers qui transportent les pesants cires sont habillés de couleurs vives et ils portent fez, mouchoir, écharpe rouge au buste, de pantalons blancs et chemise- jaune pour S. Ubaldo, bleue pour S. Giorgio, noire pour S. Antonio.Le Cérémonial de la fête est complexe et il est resté inaltéré pendant les siècles.
Les cires, gardés dans la Basilique de S. Ubaldo, sont emmenés en ville la première dimanche de mai; au matin du 15 de mai les tambours éveillent le capitaine, donc les ciriers se rencontrent et tirent au sort les deux capitaines des cires; après la livraison du petit bouquet de fleurs aux ciriers nous voyons partir la parade pour les rues de la ville jusqu' à Place de la Seigneurie.
A midi sonne le grosse cloche du Palazzo dei Consoli et nous assistons à l'élévation des cires, avec chaque "Capodieci" qui verse de l'eau d'un pot sur un point précis du Cire et il jette ensuite le récipient en l'air: celui-ci en tombant, se brise en mille éclats, et les gens tout autour les recueillent en signe de bon augure.
Ainsi commence à ce point ci l'exposition des cires en ville, et successivement ils sont déposée dans une rue du centre.A 18 heures les cires sont rehaussés, donc bénis et puis nous voyons commencer l'extraordinaire course le long de la descente de Rue Dante; après une halte en Piazza della Signoria les cires font trois "birate" et ils partent à grande vitesse vers la basilique de S. Ubaldo, située sur la pente du Mont Igino.Le vainqueur n'est pas le premier qui arrive à entrer dans l'église; en effet S. Ubaldo doit toujours entrer le premier, avec les autres qui suivent et ne pas changer l'ordre de départ.
Le vainqueur est proclamé sur la base de comme on a fait la course, c'est à dire selon le degré d'habilité démontré par les brancardiers, mais seront seulement de débats infinis parmi les citoyens de Gubbio à l'établir.